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Au moment
où la science médicale découvre, avec 40 ans de retard,
que la qualité de l'alimentation conditionne notre état de
santé, [..] comme le dit ici un endocrinologue, les pouvoirs publics
et les autorités compétentes en matière de santé
publique ne se préoccupent pas [..] de la multiplication effrayante
de polluants de plus en plus toxiques, aux différents stades de
préparation des aliments.
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Constituant 70%
du corps humain, l'eau est le 1er et le plus important de nos aliments.
Les produits et résidus des industries chimique et agro-alimentaire
polluent chaque jour, à doses croissantes, l'eau des fleuves et
des nappes phréatiques, laquelle est ensuite rendue potable par
des procédés physico-chimiques.[..]
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La pollution
des eaux a de multiples origines :
. « tout-à-l'égout »: eaux ménagères usées contenant les détergents et produits de vaisselle . les résidus chimiques des usines:
Ces nitrates se transforment dans l'organisme en nitrites qui entraînent une baisse de l'hémoglobine chez les nourrissons; ils constituent également un facteur d'hypertension et sont cancérigènes, |
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L'outil de surveillance
et de prévention en matière de santé publique est
hors
d'état d'assumer les tâches
de prévention, voire même d'observation...
Dans les zones rurales, [..une analyse selon le débit du courant tous les 2 à 5 ans..] est prescrite. Quant aux acteurs non-agricoles, tels que DDE, sociétés d'autoroute ou SNCF, selon un rapport de Greenpeace du 20/9/96, même s'il y a volonté de réduire puis d'éliminer l'utilisation d'atrazine, dans la réalité on finit les stocks. Or « lorsqu'il y a sous-traitance du désherbage, le contrôle sur le type de produit utilisé n'est pas obligatoire. Seule, une vision toxicologique partielle à court terme est menée ». Une enquête suisse a révélé, par ailleurs, que les jardiniers-amateurs utilisaient des pesticides à des doses > à 50x celles conseillées !!! L'eau potable ne doit pas contenir de germes. Or, la plus grande partie des eaux dites «potables», en France, dépasse parfois de 3x le seuil établi par l'OMS. Enfin, certains produits de traitement des eaux sont eux-mêmes toxiques. Ainsi, dans son n°257, la revue «Que Choisir» a dévoilé, à la suite de la désinfection par le chlore de l'eau dans les grandes villes, la présence de dérivés organochlorés, dont le trihalométhane -à l'action cancérigène reconnue depuis 1974. A la direction de la Santé, M. Tricard déclarait :
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Certaines eaux
traitées par les aluminates pour
précipiter les matières organiques en suspension contiennent
des doses très nettement supérieures au seuil de tolérance:
jusqu'à 7000 µg/litre d'aluminium,
voire plus.
Or, une altération des fonctions cérébrales est détectable à partir de 60 µg/litre. Des signes cliniques évidents d'encéphalopathie apparaissent à partir de 100 µg/litre. Il se concentre électivement dans certains tissus comme l'hippocampe ou le cortex frontal (responsable de la mémoire et des troubles de la personnalité), en analogie avec la maladie d'Alzheimer pour laquelle on retrouve des concentrations importantes d'aluminium dans le cerveau des malades L'emballage plastique n'est peut-être pas dénué d'effets toxiques et peut à la lumière et à la chaleur ambiante favoriser le développement microbien. |
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Au sein de l'Union
Européenne, les Français sont parmi les plus gros consommateurs
de viande: 128kg/an[..]. Cette consommation
considérablement accrue a donné naissance à l'élevage
intensif « hors sol »: l'éleveur,
conseillé par les spécialistes de l'industrie agro-alimentaire
a ainsi dû produire beaucoup plus de chair dans un minimum de temps
avec un minimum de nourriture; d'où la sélection génétique,
la mise en box des bêtes privées souvent de lumière
et le recours à une alimentation artificielle qui ne peuvent rester
sans conséquences pour l'animal et l'homme qui le consomme.
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Selon une étude
épidémiologique publiée par l'OMS en 1950, l'augmentation
des maladies cardio-vasculaires chez l'homme - serait en grande partie
due à cet élevage intensif
qui concerne plus de 80% du bétail vendu en France.
40 ans plus tard, cette même OMS confirmait qu'il convient d'étendre aux autres maladies de civilisation: cancers et maladies auto-immunes, y ajoutant même la nocivité des produits phytosanitaires, pesticides, engrais chimiques, utilisés dans les cultures alimentant le bétail, les antibiotiques, les vaccins, tranquillisants et anti-parasitaires, avalés à leur tour par les consommateurs eux-mêmes consommateurs de tranquillisants, antibiotiques, pesticides et de vaccins ! [..] Ainsi, après le scandale soulevé au début des années 80, le veau aux hormones est-il officiellement interdit dans la C.E.E. |
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Pourtant, en mars
1996, le professeur Mouthon de l’École vétérinaire
de Maisons Alfort dénonçait:
La chaîne de télévision britannique
« Channel Four », en janvier 1996, a réalisé
un reportage diffusé dans la plupart
des pays d'Europe, excepté en France. Pourquoi
cette exception française ?
« 1/4 de seconde par vache, presque un record. Or, c'est par cet homme que passe presque la moitié des animaux à destination de la France », constate à ce sujet «L'Express » dans son numéro du 20/6/96.Quant aux vétérinaires français, considérant que le contrôle a été effectué de l'autre côté de la Manche, ils ne jugent pas utile de refaire l'examen ! C'est dans ce contexte de course au fric et de corruption qu'éclate un nouveau scandale focalisé sur les « vaches folles ». |
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Rudolf Steiner,
fondateur de l'anthroposophie, la décrivait parfaitement, le
13/1/23:
« Que se produirait-il si, au lieu de végétaux, le boeuf se mettait à manger de la viande ? Toutes les forces qui pourraient produire de la chair en lui se trouveraient donc désoeuvrées.... le boeuf se remplirait de toutes sortes de matières nuisibles. Il se remplirait notamment d'acide urique et d'urate, lequel a un faible pour le système nerveux et le cerveau. Si le boeuf mangeait directement de la viande, il en résulterait une sécrétion d'urate en énorme quantité, l’urate irait au cerveau et le boeuf deviendrait fou.( .. )» ! les bovins, mais aussi les ovins, les volailles et les poissons de culture sont nourris avec des farines animales, préparées à partir de carcasses de bétail, mais aussi de placenta humain, "depuis 1995, 825 kg de placenta provenant du Red Cross Hospital et de la Nursing School de Zurich ont été mélangés à des animaux morts !Le fameux prion n'est que la conséquence de l'inéluctable information de «mort cellulaire» transmise à cette protéine, normale au départ. Voilà comment une protéine normale - le prion - change de configuration avec la dégradation du milieu et les stress de l'élevage intensif ... |
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Nouveau scandale
en perspective mais occulté, le syndrome d'immuno-déficience
du bovin, isolé en 1972 aux USA et dont la parenté
avec le virus du sida a été mise en évidence en 1986.
Des études récentes menées conjointement en Allemagne, Pays-Bas et Grande-Bretagne, démontrent que |
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d'apres vol 48 Veterinary Microbiology " Notre unité de
recherche, implantée à l'Ecole Nationale Vétérinaire
d'Alfort depuis 1984, a pour thème majeur l'étude des affections
rétrovirales, notamment dans l'espèce bovine, en tant que
modèles de pathologie spontanée chez l'homme.
Le Virus de la Leucémie Bovine (BLV) a été éradiqué du cheptel bovin européen, mais il constitue actuellement un excellent modèle de progression tumorale. Le Virus de l'Immunodéficience Bovine (BIV) reste encore, par contre, largement méconnu. Cependant, en dehors de leur pathologie propre, BLV et BIV induisent un immuno déficit qui permet d'étudier notamment le développement des infections à Pneumocystis Carinii, champignon opportuniste. La mise au point de nouvelles stratégies vaccinales implique également la recherche de nouveaux adjuvants de l'immunité qui sont validés sur espèces animales de laboratoire et destinataires. Enfin, le regain d'intérêt pour les encéphalopathies spongiformes subaigües transmissibles des bovins et ovins a naturellement conduit au soutien d'un nouveau groupe de recherche. L'importance (directe ou secondaire) de cette infection sur la santé animale reste encore difficile à établir du fait de la brièveté de vie économique des bovins, et de l'absence de diagnostic à grande échelle. Mais la description d'atteintes nerveuses et cutanées, d'altérations du système lymphoide avec survenue de quelques cas de tumeurs T, ainsi que le risque d'émergence d'un variant viral aigu militent en faveur de la mise en place de mesures de détection et d'éradication de cette affection. POLACK B et LEVY D.
Le virus de l'immunodéficience bovine.Le Point Vét, 1991,
23, 671-673
POLACK B, SCHWARTZ
I, BERTHELEMY M, BELLOC C, MANET G, VUILLAUME A, BARON T, GONDA MA and
LEVY D.
Serologic evidence
for bovine immunodeficiency virus infection in France. Vet Microbiol 1996,
48, 165-173
BELLOC C, POLACK B,
SCHWARTZ I, BROWNLIE J and LEVY D:
Bovine Immunodeficiency
Virus: facts and hypothesis. Vet Res,1996, 27, 395-402.
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L'animal de plus en plus stressé
et sensible aux infections, reçoit tranquillisants et antibiotiques
prescrits à hautes doses, d'autant plus systématiquement
qu'ils permettent une croissance plus rapide de l'animal et de rendre la
viande plus blanche.
Habitués à leur présence, les souches bactériennes finissent par devenir résistantes aux antibiotiques, qu'il s'agisse de l'animal ou de son consommateur chez lesquels la flore intestinale normale est progressivement décimée. Le Dr Jacqueline Bousquet, endocrinologue de la reproduction et chercheur
honoraire au CNRS nous interpelle fort logiquement: «Au moment
où la science découvre que la qualité de l'alimentation
conditionne notre état de santé, que nous devenons ce que
nous mangeons.... comment peut-on tolérer une telle barbarie ?
Ritt Bjerregaard, Commissaire européen à l'environnement
a déclaré devant le parlement de Strasbourg:
Pourquoi les autorités administratives de la France et de l'Union européenne doivent-elles avoir «une attitude froide pour ne pas provoquer de réactions défavorables sur le marché;Selon le Dr Jacqueline Bousquet: « Tous les problèmes qui se posent aujourd'hui en médecine ou en biologie (et aussi en agriculture ) proviennent de concepts matérialistes éculés qui ne peuvent être remis en question, à cause du silence imposé par certains qui ont des intérêts allant de la haute finance à d'autres intérêts inavouables... " |