MAUVAISE
FOI
L’irradiation des aliments et boissons en
vue d’assurer leur conservation se développe discrètement
depuis des années.
Or ce procédé provoque
des changements chimiques, connus ou inconnus,
dans les aliments traités et dans leurs emballages qui, souvent,
altèrent la qualité gustative des aliments, et à long
terme présentent parfois des risques pour la santé.
En général le public est peu
ou mal informé sur la conservation des aliments par irradiation,
et toutes sortes de confusions sont faites: beaucoup de propos inexacts
étant tenus sur ce sujet, les professionnels de l'agro-alimentaire
ont beau jeu de présenter les détracteurs de ce procédé
comme des alarmistes ignorants.
Il existe toutes
sortes de formes d'irradiation différentes quant à la nature
des rayonnements employés et de leur énergie,
avec des résultats forcément variés, changeant aussi
suivant la nature des aliments traités. Cette
diversité permet avec un peu de mauvaise foi, de nier tous les dangers
de l'irradiaton ; on dit souvent que ces procédés
ne peuvent induire une radioactivité artificielle des produits traités,
car l'énergie des particules irradiantes est insuffisante pour cela...
C'est exact dans la
majorité des cas, mais pas absolument dans tous, d'autant plus que
les expérimentations se concentrées sur les études
physiques alors que chacun sait que la radioactivité a aussi des
effets chimiques (1)..
UNE SERIE D'EFFETS GRADUES
-Les irradiations aux plus faibles doses
empêchent, par arrêt de la reproduction
cellulaire, la germination des graines de céréales, mais
surtout de tubercules (les pommes de terre ne se flétriront pas
au profit de leurs germes; idem pour les bulbes -oignons, ail, échalotes-...).
Cela permet, en atmosphère sèche,
une conservation prolongée
(dans un emballage percé d'orifices d'aération) sans recours
à la réfrigération.
-Une irradiation nettement plus énergique
s'attaque aux insectes en les rendant stériles,
eux ou leurs descendants immédiats.
-Enfin, à un stade d’énergie
supérieur, les insectes ne peuvent
plus muer, grandir, et si elle est plus forte
encore, ils sont tués.
-Enfin, une irradiation de forte énergie
et intense détruit toute forme de vie.
Si l'emballage est étanche, l'absence totale de germes fait de ces
aliments des conserves qui n'ont pas subi de cuisson, ou l'équivalent
de produits surgelés, mais se conservant à la température
ordinaire: procédé applicable aux viandes et poissons.
DES DANGERS POTENTIELS
L'irradiation est utile commercialement
à la grande distribution alimentaire, puisqu'elle lui permet
de conserver bien plus longtemps des produits présentés comme
frais, et non comme surgelés ou conserves.
Mais, la matière vivante -et parfois même minérale-
est souvent très sensible aux radiations, et les
réactions chimiques ainsi induites sont impossibles à prévoir
dans des systèmes aussi complexes que des organismes biologiques,
même morts. On se contente donc de tests
déterminant la toxicité immédiate des aliments irradiés.
Mais ni recul, ni statistique sérieuse, ne renseignent sur le long
terme. Il s'agirait en effet d'étudier sur des années de
très nombreux nutriments, traités suivant différentes
méthodes.
Du reste, on peut déjà constater
que ce traitement affecte fortement le goût
de certains aliments: on l'a d'ailleurs abandonné
pour les produits laitiers. C’est là bien l'indice de transformations
chimiques des protéines, inconnues, qui pourraient bien, dans certains
cas, engendrer des substances cancérigènes
à long terme, ou capables de s'attaquer
à certains organes comme le foie ou le cerveau.
MAIS IL EXISTE D'AUTRES RISQUES
Dans des cas d'irradiation moyenne, les
organismes (insectes, champignons, bactéries) subissent une modification
de leur patrimoine génétique.
La plupart du temps, cette mutation profonde de structure et de physiologie
entraîne la mort, mais d'autres fois, plus rares, elle peut rendre
cet organisme plus agressif, mieux adapté à la fonction d’engendrer
des poisons.
Quand il s'agit d'organisme se multipliant
très rapidement, comme les bactéries, en augmentant considérablement
leur pouvoir de mutation, on court un risque
accru de voir apparaître des affections inconnues, dangereuses et
difficiles à soigner.
L'émergence de salmonelloses
et autres maladies bactériennes n'y est-elle pas due? Sans préjudice,
bien sûr, des effets de pollution chimique et d'abus antibiotiques.
Les actions chimiques de l'irradiation,
même faible, sont donc incontestables et imparfaitement contrôlées.
Restent les effets nucléaires -même
faibles-, liés à la radioactivité des sources employées.
Or
pas de seuil limite: la probabilité d'induire une radioactivité
augmente avec l'énergie des particules employées. Et une
augmentation de la radioactivité absorbée, même de
l'ordre de ce qu’on trouve dans la nature, entraîne des risques supplémentaires
pour la santé (cancers entre autres).
Or le consommateur n'est informé
ni des techniques d'irradiation utilisées, ni des énergies
impliquées.
ET LES EAUX MINERALES ?
Le traitement par ultraviolets, détruit
les bactéries qui auraient pu rester dans ces eaux ou leurs emballages,
en modifiant d'une manière radicale leur chimie générale.
Vu la faiblesse des radiations employées,
et la courte durée d'exposition (quelques secondes) l'eau
ne peut en subir aucune modification chimique de sa formule très
simple, et encore moins une induction radioactive.
Ce procédé fonctionne en raison de la transparence de l'eau
et de la très faible densité des bactéries en question.
Pour avoir une eau saine, il faut l'agiter et l’aérer avant de la
consommer, car l'eau se régénère
d'elle-même tant qu'on ne la pollue pas avec des produits chimiques.
Cependant les eaux minérales sont
le plus souvent conditionnées dans des récipients
plastique, sensibles aux ultraviolets qui
les décomposent partiellement et leur permettent
de polluer leur contenu,
à des doses très faibles, qui, incontrôlées,
peuvent produire des effets pervers.
RADIATIONS IONISANTES
Les radiations photoniques employées
pour traiter aliments et boissons sont au mieux, des rayons ultraviolets
déjà relativement forts ; puis viennent les rayons
X classés, suivant leur énergie,
en «X mous», «X moyens» et «X durs»
et enfin les rayons gamma, les plus dangereux,
car leur énergie considérable engendre de très nombreuses
réactions chimiques, et mais aussi parce qu'ils sont capables de
briser les noyaux des atomes, ce qui engendre
des transmutations (changement d'espèce
chimique), et surtout une radioactivité
artificielle.
Pour produire des rayons gamma, le plus
«économique» est d'employer des substances radioactives,
sous-produits
des résidus de centrales nucléaires.
Les effets chimiques de ces radiations résultent
de leur caractère ionisant. Suffisamment énergétiques
pour déplacer et même arracher les électrons d'autour
du noyau, elles perturbent de fait les liaisons chimiques entre atomes,
base des substances qui composent les êtres vivants.
Dès lors, certaines molécules
brisées/modifiées, forment des produits nouveaux qui, à
leur tour, peuvent réagir avec d'autres pour engendrer de nouvelles
substances ; une chimie peu prévisible
lorsqu'il s'agit de produits animaux et végétaux qui comprennent
des molécules très complexes et variées, notamment
les protéines.
Il en résulte, en plus d'une possible
altération du goût des aliments, la naissance
de substances toxiques, peut-être à long terme: quand s'en
apercevra t-on?
Ces phénomènes se produisent
même avec des particules irradiantes d'énergie modeste:
les ultraviolets les plus faibles provoquent le bronzage en stimulant la
formation de mélanine, et transforment certaines substances en vitamine
D.
Même la lumière visible, d'énergie
encore moindre, peut produire des ionisations chimiquement actives: elle
agit sur la chlorophylle.
Tout cela montre donc bien que l'irradiation,
même peu puissante, peut avoir des effets bénéfiques
mais aussi, dans d'autres cas, des conséquences
néfastes, quand elle est appliquée dans des conditions que
la nature vivante n'a pas connues pendant quelques années pour s'y
adapter.
IRRADIATION ET ADN
Les cellules vivantes, hommes, animaux,
plantes, bactéries, virus contiennent des nucléotides (ADN:
acide désoxyribonucléique et ARN: acide ribonucléique).
Ces chaînes moléculaires longues
de milliards d’atomes contiennent le plan
des protéines qui va assurer composition, fonctionnement et développement
de l’être vivant qui les contient.
Un mécanisme fondamental de «duplication»
des nucléotides leur permet d’engendrer des copies d’eux-mêmes,
destinées à gouverner la croissance et le fonctionnement
physiologique des descendants multiples.
Or ces nucléotides sont assez sensibles
aux radiations ionisantes qui modifient localement
et aléatoirement, la structure d’une chaîne moléculaire,
et parfois la coupent. Or le système
d’autoréparation des cellules parfois incapable de résorber
ces «malfaçons», peut en accroître les effets.
De sorte que la cellule vivante au patrimoine génétique ainsi
abîmé subit un préjudice variable suivant la dose et
surtout l’énergie des radiations reçues, qui implique un
remaniement plus ou moins profond des nucléotides.
Dans les cas les plus doux, croissance
ou développement de l’être vivant se trouvent affectés,
ou stoppés. A des doses plus fortes,
les transformations (mues, passage d’une forme
larvaire à une forme adulte) sont empêchées
ou se font mal.
Des radiations encore plus puissantes affectent
la reproduction: descendants non viables,
ou alors présentant monstruosités ou anomalies fonctionnelles
qui les empêchent de vivre longtemps et de multiplier. Avec encore
plus d’énergie, les organismes exposés deviennent stériles,
et leur colonie ne peut se développer faute de descendance..
Mais les utilisateurs agro-industriels
de l’irradiation ionisante n'en ont guère souci, préoccupés
pour l'essentiel, uniquement du type de modification chimique qui sert
leurs intérêts...
(Le Miso préserve des radiations atomiques
: INEXPLICABLE et pourtant!)