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choisir et faire un bon café |
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Le caféier est un arbuste qui appartient à la famille des Rubiacées.
Sa durée de vie est de 50 ans.La culture du caféier nécessite une terre fertile, riche en minéraux mais également un climat chaud et humide. On le retrouve donc dans des régions de part et d’autre de l’Equateur dans les zones tropicales et intertropicales.
Le caféier peut atteindre 12m de hauteur mais on le taille à 2 ou 3m pour faciliter la cueillette.
Il faut attendre 3 ans pour que le caféier donne sa première floraison et 5 ans pour qu’on puisse récolter ses fruits.
Les branches du caféier sont constituées de rameaux sur lesquels on trouve de belles feuilles persistantes vertes, de forme ovale, opposées 2 à 2. On peut y voir en même temps des fleurs blanches à l’odeur de jasmin et des cerises à différents stades de maturité. Les fleurs donnent naissance à des fruits, appelés cerises, au terme du processus de maturation qui dure 8 mois environ. Chaque cerise est formée d’une peau extérieure d’abord verte, puis rouge « cerise », puis carmin, et d’une pulpe jaunâtre sucrée qui renferme 2 graines ovales accolées par une surface plane et séparées par un sillon. Chacune de ces deux graines est entourée d’une fine membrane appelée « pellicule argentée », elle-même recouverte par une enveloppe mince, jaune pâle, la « parche ».
En plus du gel ou de la secheresse, les parasites, comme la rouille du café et certains insectes ravageurs tels que la chenille vorace ou les charançons, peuvent ruiner une récolte. Dans les grandes plantations, on utilise donc beaucoup de pesticides de synthèse. Ceux-ci sont interdits pour la culture bio du caféier. En outre, afin de préserver le sol de l’érosion, les caféiers sont plantés en altitude, en terrasses. Et pour prévenir l’épuisement du sol, les cultivateurs de café biologique utilisent des engrais organiques faits de pulpe de café, de feuilles et de terre.
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Dans la zone équatoriale, en Colombie par exemple, on récolte 2x dans l'année : en novembre pour la principale et en avril dans des quantités moins importantes. En revanche, dans les régions subtropicales comme le Mexique, celle-ci n'a lieu qu'une fois par an seulement.
Le soin apporté à la cueillette se révèle important pour la qualité future du café. En effet, il existe des méthodes mécaniques utilisées en plaine, (essentiellement pour les robustas) qui détériorent les arbres puisque fleurs et feuilles sont arrachées en même temps que les cerises par des machines équipées de brosses verticales.
Dans une méthode manuelle mais peu qualitative, le Stripping, les cerises vertes, jaunes ou rouges sont toutes détachées d'un seul mouvement, emmenant en même temps les fleurs, les feuilles ou encore des brindilles. Au moment de la torréfaction, les grains des cerises vertes n'auront aucun arôme tandis que les cerises trop mûres donneront des grains au goût désagréable.Il existe une 3e méthode plus qualitative, le Picking, notamment utilisée en Agriculture Biologique. C'est un travail de patience qui consiste à passer régulièrement dans la plantation et à cueillir à la main, une à une, uniquement les cerises mûres. Cette méthode donne une récolte homogène, de qualité, mais son rendement est faible comparativement aux autres méthodes, plus rapides.
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Il existe 2 méthodes pour extraire les grains de leur enveloppe. La méthode sèche (ou méthode des «cafés nature») est la plus ancienne et consiste simplement à laisser la chaleur du soleil dessécher la pulpe des cerises en une quinzaine de jours pour obtenir du «café en coque». La méthode humide (celle des «cafés lavés»), plus qualitative, nécessite une récolte très homogène de cerises mûres uniquement, résultant de la cueillette en picking. Les cerises sont versées dans des dépulpeuses (petites machines manuelles) où la plus grosse partie de la pulpe est éliminée mécaniquement. Ensuite, on procède à un lavage qui permet un premier triage entre les graines saines immergées et les graines atteintes par les parasites flottant à la surface qui seront éliminées. Les graines saines ont encore une fine pellicule de pulpe non soluble adhérant aux grains. Celle-ci sera décomposée par fermentation naturelle dans des cuves pendant 6 à 40 heures en fonction des conditions météorologiques et de l'épaisseur de pulpe à retirer. Les restes de pulpe sont ensuite éliminés lors de plusieurs lavages jusqu'à obtention de graines lisses et propres, encore revêtues de leur parche qu'il ne reste plus qu'à faire sécher pendant une dizaine de jours. Les grains obtenus sont alors décortiqués, « déparchés » et débarrassés de leur pellicule argentée dans des machines agissant par friction pour obtenir les grains de café verts. Ces derniers sont encore triés, éventuellement à la main, pour éliminer tous les restes de parche, des corps étrangers tels que pierres, bois... De la précision de cette étape dépendra le niveau de qualité et donc de prix du café vert. Les grains sont ensuite emballés dans des sacs de jute pour l'exportation.
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La torréfaction consiste à griller les grains de café pour en developper les arômes. C’est certainement l’opération la plus délicate dans l’élaboration du café car elle lui donne son goût, sa couleur et son odeur.
Tout l’art du torréfacteur est d’ajuster la longueur de la torréfaction à l’origine du café pour aboutir au goût souhaité et d’élaborer également des mélanges harmonieux de différentes origines, comme cela est fait pour le vin, assemblage de différents crus.
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La plupart des grands négociants en café utilisent une méthode rapide qui permet de torréfier en 4 à 10 minutes seulement, à une température de 800°C, dans des machines énormes jusqu’à 4 tonnes de café à l’heure. Sil’on gagne énormément en productivité, on perd en qualité car les arômes ont moins le temps de se developper.Pour les cafés biologiques, on utilise la torréfaction traditionnelle, plus artisanale et plus qualitative. Dans un appareil appelé torréfacteur, de capacité allant de 5 à 240 kg, les grains de café vert subissent d’abord un réchauffement par un courant d’air chaud à 100°C qui monte progressivement à 250°C en 20 minutes. Les grains sont brassés continuellement sous le regard attentif du maître torréfacteur qui souhaite les amener à dégager le meilleur de leurs arômes. A 160°C, la personnalité du cru se précise : il sera acide ou fruité, aromatique ou corsé. A 230°C, le grain a perdu du poids (jusqu’à 20%), augmenté de volume d’environ 60% et a revêtu sa robe brun mat par la caramélisation de ses sucres. Le maître torréfacteur juge alors de la seconde précise où il faut interrompre la torréfaction et faire précipiter le café dans un refroidisseur où un courant d’air puissant vient le refroidir rapidement.
Il ne reste alors plus qu’à empaqueter aussitôt le café en grains (tel quel), ou moulu après l’avoir passé dans des moulins broyeurs métalliques micrométriques à refroidissement à eau qui permettent de régler la finesse de la mouture et ce, sans échauffement, respectant ainsi le café.Les lots de café biologique doivent être stockés à l’écart du café conventionnel (non bio), dans des locaux appropriés et doivent être torréfiés séparément, ce qui demande des précautions méticuleuses. Cette étape comme les précedentes est strictement controlée par des organismes indépendants agréés.
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