UN
PRODUIT "MALIN"
Bien rares sont les cabanes de
jardins potagers aujourd’hui qui n’ont pas leur bidon de Roundup, cet herbicide
pudiquement appelé « produit phytosanitaire » tant vanté
par une publicité mêlant malicieusement innocuité et
joie de vivre. Quel paradoxe pour un produit par définition tueur,
surtout lorsque l’on sait qu’une étude récente du CNRS sur
le cancer confirme ce caractere «
malin » du produit.
Quant aux mentions "biodégradable" et "écologique", elles
ont fait l’objet de poursuites et d’amendes de la part du procureur général
de l'Etat de New-York en 1991.
BANALISATION
Le Round’up de Monsanto est principalement
constitué de glyphosate,
la matiere active la plus utilisée au monde. C’est un herbicide
à large spectre destiné à tuer les adventices (chiendent,
ivraie, cuscute,..) et employé contre toutes sortes de plantes:
annuelles, bisannuelles ou vivaces, graminées, joncs, latifoliées,
buissons ligneux, subspontanées... C'est le huitième herbicide
utilisé en agriculture aux Etats-Unis.
Mais l’agriculture
n’est pas la seule utilisatrice de pesticides.
En France, sur les 15 millions de litres utilisés, 10 000 tonnes
l’ont été en 1999 par les gestionnaires privés d’infrastructures
autoroutières, les services départementaux et communaux (routes
et espaces verts), les jardiniers amateurs, les golfs, les Voies Navigables
de France, les trains « désherbeurs » de la SNCF, etc...
DANGEROSITE
La National Coalition for Alternatives
to Pesticides (NCAP) a relevé dans la littérature scientifique
plusieurs effets néfastes sur la santé et le milieu vivant.
Ainsi, les résultats des tests cutanés et oraux ont-ils entraîné
la classification du glyphosate comme un toxique de catégorie III
(précautions).
Si la molécule seule
ne peut pénétrer dans les cellules, les formules desherbantes
dans lesquelles elle est utilisée, incorporent des adjuvants qui
la rendent active sur la vie cellulaire. D’où sa dangerosité.
La toxicité vient davantage
encore, que du glyphosate, des ingrédients "inertes" qui facilitent
l’application du Round’up et qui le composent à 99,04%. Il
s’agit, entre autres, du POEA
(agent surfactant tallowamine polyéthoxylée), des acides
organiques voisins du glyphosate, l'AMPA
(Acide aminométhylphosphonique, à la durée de demi-vie
specialement élevée), de l'isopropylamine
et de l'eau. En intoxication aiguë, la dose mortelle de POEA a été
évaluée 3 fois inferieure à celle du glyphosate seul.
Or le Dr Robert Bellé nous dit que:« la concentration de Roundup
à l’origine des premiers dysfonctionnements est 2500 fois plus basse
que celle recommandée en pulvérisation».
L’EAU,
LA FAUNE, L’HOMME
Le brevet du glyphosate date
de 1969 et la commercialisation de 1975. Mais les faiblesses de la procédure
d'homologation sont bien mises en evidence par l’absence d’etudes poussées
(koc, volatilisation,etc..) et le fait qu’il ait fallu plus de 20 ans (1998),
pour que cette molécule soit analysable en routine dans les eaux.
Ce sont d’ailleurs les consommateurs d'eau eux-mêmes, qui financent
les travaux de recherche nécessaires à la détection.
On a donc constaté que
dans 50% des rivières de Bretagne suivies par le Comité d'Orientation
pour la Pollution des Eaux par les Pesticides, la norme réglementaire
de 0,1 µg/l était systematiquement dépassée
en 1998 et 1999. Or le glyphosate a des effets
graves sur la photosynthèse des algues
(F.A Anton, M. Ariz, The Science of the total environment Supplement 1993).
Le
comportement des truites (M.J Morgan et
J.W Kicentjuk, Bull environ. Contamin.Toxicol. 1992. 48: 772-780) se trouve
fort affecté de la presence de glyphosate et
l’on
a noté chez les animaux domestiques et certains mammiferes des convulsions
jusqu’à l’arrêt des fonctions respiratoires.
Enfin, on a montré au laboratoire que les produits contenant du
glyphosate étaient
toxiques pour
les gènes et compliquaient la reproduction
chez des organismes très divers..
Chez l’homme, des études
menées au Japon sur les victimes d'un empoisonnement ont révélé
que l'ingrédient « inerte » du glyphosate, avait causé
l'intoxication
aiguë des patientsparfois jusqu'à la mort
: douleurs gastro-intestinales, vomissements, engorgement pulmonaire (l’isopropylamine
detruit les muqueuses et les tissus de l'appareil respiratoire supérieur),
perte de conscience et destruction des globules rouges..
CANCER
ET GLYPHOSATE: « FACTEUR DE RISQUE CERTAIN »
L’American Chemical Society a
publié en mars 2002, les resultats inattendus de l’equipe «
cycle cellulaire et developpement » du CNRS de Roscoff.
Ainsi, l’innocuite du glyphosate
se trouve de plus en plus sévèrement remise en cause, surtout
depuis que son lien avec la deregulation de l’activité cellulaire
et donc le risque de cancer, a été
mis en evidence. Le glyphosate incorporé
dans le pesticide Roundup provoque une anomalie sur « un régulateur
de la division cellulaire » dont la défaillance est à
l’origine de cancers chez l’homme.
« Nous nous sommes interessés
au glyphosate [..] Mais nous nous ne nous attendions pas à trouver
un effet de ce composant à priori connu et considéré
comme relativement anodin [..] C'est un facteur de risque certain de cancer
» Pr. Robert Bellé CNRS.
LE
JUDAS DU CULTIVATEUR / JARDINIER
Alors que divers travaux attestent
que les produits contenant du glyphosate tuent certains insectes auxiliaires
(guêpes parasites, chrysopes et autres coccinelles), que d’autres
études montrent que le Roundup affecte les vers de terre et le mycelium
des champignons utiles aux plantes, inhibe la fixation de l'azote et fragilise
les cultures par rapport des maladies,
Monsanto continue de parler abondamment d’une terre laissée propre.
Il semblerait que cela soit davantage la persistance
qui caracterise ce produit : le glyphosate demeure actif et un an après
traitement, laitues, carottes, et orge en contenaient encore !
Cependant, les agriculteurs
ont fini par se rendre compte que l’utilisation de Round’up menacaient
les recoltes elles-memes. La toute puissante communication Monsanto, qui
avait proclamé indispensable son produit vedette, a, fort logiquement,
tenté de faire admettre « l’évidence » de l’interet
de plantes cultivées résistantes au Roundup. Ainsi, coup
double : on peut épandre davantage
d'herbicide Monsanto sans crainte pour sa récolte génétiquement
« protegée » par Monsanto
!
MENACE
OGM ET CHAINES ALIMENTAIRES
Le gros du marché mondial
actuel des OGM est constitué par le soja et le maïs transgéniques
destinées aux élevages intensifs. Or ces plantes
fourragères génétiquement modifiées sont des
plantes à pesticides. Cela signifie
que leur programme génétique leur fait sécréter
« naturellement » des insecticides. Ces fameuses variétés
« Bt » sont conçues
également pour concentrer davantage les herbicides totaux type glyphosate
du Roundup.
En agriculture conventionnelle,
on sait qu’il n’y a pas de differenciation faite dans les importations
de soja, entre soja et soja-OGm (estimé à plus de 50% du
total), donc pas de traçabilité possible. Or, ingérés
par les animaux, ces pesticides dont les
potentialités neurotoxiques à la fois mutagènes, cancérigènes
et hormonales hypofertilisantes font pourtant l’objet de nombreuses publications,
se concentrent ensuite dans la chaîne alimentaire
par bio-accumulation, notamment dans la viande, le lait et les œufs...
Mais pour autant, l’avenir du
glyphosate n’est pas menacé : il a été réhomologué
à l’unanimité des états membres de l’Union Européenne
le 20/11/01.
PETITION : PESTICIDES NON
MERCI !
Les rapports s'accumulent et les autorités restent immobiles.
Parmi les derniers rapports publiés, le bilan annuel (février
2003) de la contamination des eaux par les pesticides, établi par
l'Ifen (service statistique du Ministère de l'Ecologie et du Développement
Durable) est particulièrement inquiétant.
Si le "Bon état écologique des eaux" défini par
l'Europe, pour l'année 2015, s’impose à tous les pays membres,
cet objectif est à dépasser pour assurer la santé
humaine et le bon état de la planète. Il est donc nécessaire
de mettre en place un plan de développement de la filière
agriculture biologique, d’adopter des solutions alternatives et un plan
de réduction des pesticides (agricoles, domestiques...) très
ambitieux.
.
Pour ces raisons, la fondation LFDA, la ligue ROC, et Univers-nature, à
l'origine d'un dossier complet présenté lors d'une conférence
de presse présidée par l'astrophysicien Hubert Reeves, vous
proposent de dire PESTICIDES, NON MERCI !
Pour cela, vous pouvez consulter signer, relayer, télécharger,
la pétition ICI(pesticides.pdf)
Merci à Nelly Boutinot / ROC
ROC : Ligue pour la Preservation de la Faune sauvage
et la Defense des non Chasseurs
- 26 rue Pascal 75005 PARIS - Tél : 01 43 36
04 72 - Fax : 01 43 36 06 18
LFDA: Ligue Française des Droits de l'Animal
39 rue Claude Bernard, 75005 Paris, Tel: 01 47 07
98 99 - Fax: 01 47 07 99 98 - E-mail: lfda@league-animal-rights.org
UNIVERS-NATURE (voir notre Fil
Environnement)
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